Les lettres d’amour à Staline de Juan Mayorga-Cie le Béotien

La pièce de Juan Mayorga s’ouvre sur Mikhaïl Boulgakov, écrivain, rédigeant une lettre destinée à Joseph Staline. En U.R.S.S., la totalité de son œuvre est injustement censurée. Mikhaïl Boulgakov demande donc qu’on lui rende sa liberté d’artiste ou le droit de quitter la Russie. Sa femme a une idée. Boulgakova se met à imiter Joseph Staline pour l’aider à construire sa correspondance. C’est là qu’il reçoit un appel téléphonique de Staline lui-même. Il lui propose une rencontre. Mais la communication se coupe avant que la conversation se finisse. Dès lors Mikhaïl Boulgakov envoie une lettre par jour au Kremlin qui courrier après courrier devient l’ultime œuvre de sa vie. Au fil de ses rédactions, Staline se met à lui rendre visite. Seul Mikhaïl Boulgakov le voit. Un dialogue se noue alors entre le politique et l’artiste.

Boulgakova tente de sauver son mari. Mais Staline et Boulgakov ne font plus qu’un. Ils se livrent combat. Sur le peuple, l’art, la liberté, l’U.R.S.S. En vérité, l’écrivain s’est laissé submerger par sa création, sa folie a gagné la partie. Sa femme prend les derniers manuscrits de Boulgakov et s’enfuit de Russie. Sans lui

  • Photo AdobeStock

Retour page journée professionnelle